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    <title>all-your-book-belong-to-us</title>
    <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com</link>
    <description>Blog sur les livres</description>
    <language>fr-FR</language><item>
        <title>pour commander....pinksory@hotmail.com</title>
        <link>http://rayan-et-le-pouvoir-du-medaillon.coin-lecture.com/pour-commanderpinksoryhotmailcom-102.html</link>
        <description>  Dans un monde lointain,à des millions et des millions de kilomètres de la terre, il y avait une planète; qui s'appelait plnoon. Il y régnait un homme diabolique nommé Dsmarka.  Et tous les cent ans, il lui fallait, un coeur pur, d'un enfant venu d'une autre planète, grâce à un médaillon. Rayan, sans savoir ce qui se tramait, priait pour que l'on sauve sa soeur qui était malade.....    </description>
		<pubDate>Tue, 03 Jul 2007 16:25:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>livre prochainement</title>
        <link>http://rayan-et-le-pouvoir-du-medaillon.coin-lecture.com/livre-prochainement-101.html</link>
        <description>  Dans un monde lointain,à des millions et des millions de kilomètres de la terre, il y avait une planète; qui s'appelait plnoon. Il y régnait un homme diabolique nommé Dsmarka.  Et tous les cent ans, il lui fallait, un coeur pur, d'un enfant venu d'une autre planète, grâce à un médaillon. Rayan, sans savoir ce qui se tramait, priait pour que l'on sauve sa soeur qui était malade.....    </description>
		<pubDate>Thu, 14 Jun 2007 23:08:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>"Nous espérions faire un peu glisser vos rêves, vous comprenez ?"</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/-nous-esperions-faire-un-peu-glisser-vos-reves-vous-comprenez--100.html</link>
        <description>  Erik Orsenna - Dernières nouvelles des oiseaux        Avec un titre, un auteur et une illustration de couverture comme ceux-là, c'était difficile de résister.          C'est une histoire. Une histoire qui parle d'oiseaux, un peu. Pas beaucoup. Une histoire qui parle surtout d'enfants, en fait. Et aussi d'adultes. Une histoire avec des dessins à l'intérieur, et des bouts de phrases écrits en plus gros, sûrement ceux qui revêtent une importance particulière, ceux qui sonnent le mieux, ceux dont l'auteur était le plus fier. Ecrire est un acte terriblement narcissique, quand on y pense. Et même quand on n'y pense pas.          Bref, bref, bref. Résumons, en tâchant de ne pas trop spoiler. Une histoire d'enfants, avec des oiseaux et des adultes. Ah oui, et une île. Bien, maintenant que le décor est planté, plus qu'à orner tout ce beau monde d'adjectifs qualificatifs et de subordonnées relatives. Des enfants qui ont une passion plus ou moins loufoque et qui ne pensent qu'à elle à longueur de journée. Des oiseaux... oisifs ? oiseux ? oiseleurs ? Bref, des oiseaux qui sont des oiseaux, mais en mieux. Des adultes, surtout deux, plutôt cocasses, très colorés, finalement beaucoup plus amusants que les adultes d'ici. Et puis une île... déserte. Vous avez déjà vu une histoire avec une île pas déserte, vous ? Bien. Toujours pas clair, ce résumé ? Ajoutons-lui des verbes, alors. Des enfants qui ont chacun une passion se retrouvent propulsés sur une île déserte par des adultes cocasses où ils seront épiés par des oiseaux. Nouzyvoilà. Notons que les oiseaux, malgré les apparences, ne jouent qu'un rôle mineur dans toute cette histoire. Quoique... Pas tout à fait.          Toujourzétil que lesdits enfants, absorbés qu'ils sont par leur passion, ne prêtent pas la moindre attention les uns aux autres. (Il faut préciser aussi que l'île n'est pas tout à fait déserte, elle dispose d'équipements tout à fait salubres et d'ateliers permettant aux enfants de s'adonner à leur marotte.) Ce que veut nous expliquer l'auteur avec un didactisme fort louable mais fortement appuyé, c'est que les passions isolent. Et parfois, les circonstances font que l'on est obligé de sortir de son isolement, et de mettre en commun les talents des uns et des autres pour se sortir d'une situation fâcheuse. Comme une tempête qui aurait coupé tout moyen de communication, par exemple ! Et c'est alors que commence une belle histoire d'entraide et d'amitié et... ah, non, pardon, pas tout de suite. Au début, c'est dur de s'entendre, surtout quand on a l'habitude de rester chacun dans son coin. Mais petit à petit, cahin caha, bon gré mal gré, bon an mal an (etc.) le projet prend forme et se développe, sous la houlette des deux adultes qui surveillent tout ce petit monde (bah oui ils les avaient pas lâchés tout seuls dans la nature les pauvres gosses quand même !) Il est donc temps de vous parler de ces deux adultes. La première, Mme McLennan, c'est un miracle ambulant. Elle joue du piano et porte des superpositions de vêtements de toutes les couleurs. Vous n'avez pas besoin d'en savoir plus. Le deuxième, Sir Alex, est un ancien entraîneur de foot malicieux et plein de ressources. Là aussi, inutile d'en dire plus.          Voilà voilà. A priori, rien de bien folichon, c'est très cliché et très rabâché tout ça, et puis la morale un peu gentillette suinte âprement. Et bien, oui. Mais l'auteur s'appelle Eirk Orsenna. Voilà. Erik Orsenna. La grammaire est une chanson douce (livre qu'il est criminel de ne pas avoir lu alors qu'on l'a sous le nez dans sa bibliothèque, petit rappel pour certains), Les chevaliers du subjonctif... Erik Orsenna, quoi. Cet auteur capable de vous transformer (presque) n'importe quelle historiette en une belle histoire remplie de poésie, de magie, de charme, de fantaisie et de douceur. C'est fou ce qu'on peut faire avec des mots, il suffit de bien les agencer entre eux, et quand on trouve exactement le bon agencement, ça fait comme de la magie, ça transforme la citrouille en carosse, et la petite histoire tristounette en conte de fées. Pour autant, il serait malhonnête de dire que Dernières nouvelles des oiseaux est le meilleur ouvrage d'Orsenna. Trop gnangnan pour pouvoir prétendre à ce titre. Et puis le procédé narratif bizarroïde (mi-omniscient, mi-interne), même s'il est justifié à la fin, est un peu dérangeant. Mais le tout est parsemé de jolies petites envolées lyriques fantastiques fantaisistes, et les dessins qui ponctuent le récit sont un régal pour les yeux.          Finalement, ce qui sauve cette histoire, c'est son côté totalement à côté de la plaque, un pied dans le réel, l'autre dans le merveilleux, cette juxtaposition de rêve et de pragmatisme, et cette gaieté qui transpire de partout, aussi. Merci Mme McLennan. Alors, un conseil : pour lire ce livre, laissez-vous aller au plaisir des mots et du rêve, et passez outre le côté moralisateur un peu facile. Ca vaut le coup de faire l'effort, malgré tout.          Un livre qui donne envie... de voler. Mais pas seulement.                  Je m'aperçois qu'il y a encore des milliers de choses à dire sur ce bouquin... Mais il faut s'avoir s'arrêter, parfois. Surtout quand l'heure de la visite du marchand de sable approche...     </description>
		<pubDate>Mon, 04 Jun 2007 22:27:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Juste une idée passe...</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/juste-une-idee-passe-99.html</link>
        <description>  Lecture en cours : Science of percussion instruments, par Thomas D. Rossing.      Emotion suscitée par la lecture en cours : néant.      Intérêt de la lecture en cours : faible (pour faire joli, il aurait fallu écrire "inexistant", mais il ne sera pas dit que le style aura prévalu sur l'honnêteté).       But de la lecture en cours : gagner quelques centaines de places à un concours où on a 1 chance sur 340 000 (mm/s, vitesse approximative du son dans l'air) d'être admissible.      Avantage de la lecture en cours : son but.       Inconvénient de la lecture en cours : son intérêt.             Raison d'être de ce billet et de son auteure : aucune.             Vitesse du son dans le vide : nulle.   </description>
		<pubDate>Sat, 26 May 2007 23:09:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Les particules élémentaires, Michel Houellebecq</title>
        <link>http://youpiya.coin-lecture.com/les-particules-elementaires-michel-houellebecq-98.html</link>
        <description>                      Il y a du cul, donc forcément ça se lit bien.    </description>
		<pubDate>Fri, 25 May 2007 03:00:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Accueil</title>
        <link>http://youpiya.coin-lecture.com/accueil-97.html</link>
        <description>  "Vous êtes marié?       Non, j'ai un paillasson welcome."                          Petit mot d'accueil pour préciser que sur ce blogue, il n'y aura aucun billet, rien, que dalle, nada, nothing, juste des titres de livres (illustrés), une phrase (par-ci, par-là).             Libre à vous de les lire (pour certains (les livres, pas vous) vous devriez).   </description>
		<pubDate>Fri, 25 May 2007 02:56:00 GMT</pubDate>
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        <title>La conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole</title>
        <link>http://youpiya.coin-lecture.com/la-conjuration-des-imbeciles-john-kennedy-toole-96.html</link>
        <description>                 Lisez au moins la moitié. Vous finirez bien par le finir un jour.           </description>
		<pubDate>Fri, 25 May 2007 02:49:00 GMT</pubDate>
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        <title>The End</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/the-end-95.html</link>
        <description>                Bon, si ça se trouve dans un mois ce billet sera obsolète  étant donné mes changements d'humeurs intempestives. Quoiqu'il en soit pour le moment, je dois l'avouer, tenir ce blog m'ennuie  un peu. Pas de votre faute bien sûr, vous étiez super les gars. Mais ça prend du temps,  sans compter ma fainéantise. Donc j'espère que ce blog aura pu vous faire  sourire, ou vous donner des idées de bouquin.             Voilà, En vous souhaitant plein de bonne choses, buy !  </description>
		<pubDate>Mon, 14 May 2007 17:27:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Tel est pris qui croyait prendre</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/tel-est-pris-qui-croyait-prendre-94.html</link>
        <description>  Tim Lott - L'affaire Seymour      Faisons d'une pierre deux coups. Soyons paresseux. Tant pis si ce texte ressemble plus à une critique qu'à un article de blog. On fait ce qu'on peut, hein. Et avec ce qu'on a.             Ne vous fiez pas à la couverture de ce livre. Ou plus exactement,  oubliez la marionnette qui apporte une touche de douceur, et portez  votre attention sur les ficelles qui la dirigent. Toute la  problématique de L'affaire Seymour  tient dans ces ficelles, à la fois guides et entraves. Les ficelles que  déploie le docteur Seymour, personnage central du roman, pour  surveiller sa famille. Et celles dont se sert l'auteur pour mieux nous  embobiner et nous mener par le bout du nez, jusqu'au dénouement. Qui,  comme de bien entendu, n'en est pas vraiment un.      Difficile de décrire brièvement L'affaire Seymour,  la faute à un procédé narratif plutôt original et assez déroutant pour  le lecteur. Tim Lott y relate une enquête effectuée sur un fait divers  qui semble avoir défrayé la chronique. Evidemment, il n'y a pas trace  de ce fait divers dans notre réalité. Mais Tim Lott ne s'adresse pas à  nous. Il s'adresse à des lecteurs qui savent tout du fait divers en  question. L'auteur ne prend donc pas la peine d'exposer les faits avant  d'entamer son enquête, puisque tout le monde est au courant. Nous voilà  donc réduits à glaner les informations en cours de route, à mesure que  l'enquête de Tim Lott (ou de son double) l'amène à reconstituer le fil  des événements. Heureusement, Tim Lott (le vrai) a fait en sorte  d'égrener les informations parcimonieusement, certes, mais  intelligemment, de manière à ce que le lecteur (le vrai, celui qui ne  sait rien !) se pose des questions, mais en apprenne suffisamment pour  ne pas être totalement perdu.      Voilà donc de quoi il s'agit : on apprend assez vite qu'un certain  Alex Seymour, médecin de son état, vraisemblablement en pleine crise  existentielle, a eu l'idée saugrenue d'installer des caméras dans sa  maison afin de pouvoir surveiller sa famille (à son insu, évidemment)  et rétablir, pense-t-il, l'ordre et le calme au sein de celle-ci. On  apprend également que cette machination ne s'est pas faite sans l'aide  d'une certaine Sherry Thomas, directrice du magasin de  vidéosurveillance Cyclope, où Alex Seymour s'est procuré les caméras.  Entre ces deux personnages se tisse alors une relation ambiguë, qui  mènera, à terme, à l'assassinat d'Alex Seymour. Tout l'intérêt du livre  réside alors dans la découverte de ce qui a bien pu se passer pour en  arriver là.      L'enquête de l'auteur, engagée à la demande de la veuve d'Alex  Seymour, qui souhaite réhabiliter la mémoire de son mari, se base  principalement sur la retranscription d'entretiens avec celle-ci et  avec différents autres protagonistes, mais aussi sur la description des  cassettes vidéos enregistrées par Alex Seymour et par Sherry Thomas. La  narration est factuelle, sèche, dénuée de toute fioriture. Comme il  l'indique au début de son livre, l'auteur cherche à décrire les faits  de la manière la plus neutre possible. Le style s'en ressent, et ce  n'est pas pour ses qualités purement littéraires que l'on prendra  plaisir à lire L'affaire Seymour. A vrai dire, on ne prend pas vraiment plaisir à lire L'affaire Seymour.  Bien que captivante et dotée d'un intérêt psychologique certain,  l'histoire de ces personnages tourmentés, qui semblent tous avoir  quelque chose à cacher, met mal à l'aise. Le thème du viol de  l'intimité est bien évidemment au centre du récit, et il est parfois  exploité avec une certaine cruauté. Cruauté dont aucun des personnages  (à part peut-être Alex Seymour) n'est complètement dénué. Mais ce qui  dérange le plus, c'est peut-être cette impression de normalité qui se  dégage à première vue de tous les personnages. Les petites névroses  dont souffre chacun, les petites disputes en famille, la crise de la  quarantaine, tous ces éléments anodins ne laissent absolument pas  présager un destin aussi tragique que celui que connaîtra la famille  Seymour, et rendent celui-ci encore plus saisissant.      Très actuel et ancré dans l'air du temps, ce roman de Tim Lott est  de ceux que l'on subit, inexorablement, jusqu'au bout. Que l'on dévore  avec autant d'assiduité que de dégoût, qu'on a envie d'abandonner à  chaque page mais qui nous tient en haleine, impitoyablement. Et c'est  tant mieux, car ne pas lire ce roman jusqu'à la fin, ce serait passer à  côté de la clef de toute l'histoire et d'une mise en abyme  vertigineuse, implacable, qui donne tout son sens à L'affaire Seymour... et que vous découvrirez vous-même, si vous vous laissez tenter par ce drôle de roman.  </description>
		<pubDate>Sun, 13 May 2007 11:30:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Le procès</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/le-proces-93.html</link>
        <description>ALL YOUR BOOK BELONG TO US    AND      MICROSFOT PAINT 5.1 - GOOGLE IMAGE      Losely Based on a script of :       FRANK KAFKA       Starring :      Joseph K !      PRESENT      Le Procès                                  THE END          </description>
		<pubDate>Fri, 11 May 2007 17:05:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Oui, mais : Malte ou la Corse ?</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/oui-mais-malte-ou-la-corse--92.html</link>
        <description>  La possibilité d'une île        De      Michel Houellebecq                         Tin tin !          Voilà de quoi faire grimper mon  audimat hein ? Pas que j'ai grand chose   à rajouter remarquer bien, mais bon, Houellebecq non plus j'ai envie de  dire. Même routine depuis qu'il écrit, on commence à connaître un peu.  Heureusement que ses titres ont classes, sinon on pourrait confondre (oui, j'exagère.)                            Alors rapidement le  « pitch » comme il dit. Oui parce qu'il dit pitch, je crois pas  qu'Ardisson était dans le bouquin, mais on avait le droit à Marc-Olivier  Fogiel, Jamel Debbouze, et une bonne partie de ce qui se fait de People en  France. Personnellement ça me dérangerait pas trop en plus c'est des coups à  se faire repérer par google-, si ce n'est que Houellebecq étant lui-même un  people on a du mal à vraiment savoir si c'est plus de la psychologie du  personnage dont il est question, ou de Houellebecq.                 Ce personnage d'ailleurs qui  est-il ? Et bien remarquez que je fais les questions et les réponses,  c'est ça la France où ensemble tout devient possible  Daniel est un  comique qu'on compare à Desproge, multimillionnaire bien qu'il ne thésaurise  plus qu'il ne dépense, et vieux. Alors vieux enfin quadra ou quinquagénaire en  fait, ça ne surprendra personne mais ça permet à Houellebecq de reprendre sa routine,  c'est à dire que les vieux c'est moche et que les jeunes ne veulent pas avoir  de relation avec. Salo de jeunes. D'ailleurs un passage assez représentatif est  lorsqu'il parle de Larry Clark, qu'il considère avoir une complaisance pour un  jeunisse qui battrait avec délectation leur aînées. Certes chacun perçoit les  choses comme il le ressent, mais quand même Kids par exemple, c'est avant tout  la représentation d'une jeunesse totalement paumé et auto-destructrice, enfin  je pense quand même.                            Ce coté « vieux con »  je dois avouer me laisse assez froid. Par contre le coté Desproge est beaucoup  plus marrant. Oui, Houellebecq est marrant étonnant nan. Ça reste certes  ultra-cynique mais tenez je vous cite un extrait : « [...] je  jetais les bases d'un scénario provisoirement intitulé « LE DEFICIT DE LA  SECUIRITE SOCIALE », qui reprenait les principaux éléments du problème. Le  premier quart d'heure était constitué par l'explosion ininterrompue de crânes  de bébés sous les coups de revolver de fort calibre  j'avais prévu des  ralentis, de légers accélérés, enfin toute une chorégraphie de la cervelle, à  la John Woo »          Faut aimer ce genre d'humour  c'est sûr.                            Bon passons à la partie plus  originale, c'est à dire la post-humanité et les raëliens-like. Alors la secte  n'est pas dépeinte uniquement négativement ; en gros le leader est un gros  bouffon, mais le clonage est cool. Enfin du moins, c'est représenté comme la  seule alternative aux religions traditionnelles. L'idée général étant qu'outre  le clonage du corps, c'est surtout le transfert de conscience et par voie de  conséquent l'immortalité qui est offerte. Rien de bien nouveau, sauf toute  l'histoire de Daniel est racontée par la 24 et 25ème génération de  Daniel. Et on remarque assez vite qu'ils n'ont rien de commun, autant pour  l'immortalité.                            Je passe sur la description du futur, Houellebecq passe  aussi rapidement dessus - pour ne pas dire que c'est totalement bâclé -  avec cependant à la fin un passage un peu  plus long de post-apo plutôt banal. Pour être honnête habituellement le  post-apo raconte l'histoire d'un humain « normal » qui rencontre des  post-humains, alors qu'il s'agit du contraire. Sauf qu'au lieu de pousser la  logique au bout, le personnage devient de plus en plus humain au contact de la  nature.                        N'étant pas un grand fan des romans de Houellebecq cela dit, il m'est  sympathique, probablement son coté loser- c'est pas vraiment ce livre qui me  fera changer d'avis, mais je dois avouer que ça m'a quelquefois fais sourire,  et puis même soyons sympa tout le truc sur les raëliens c'est pas mal quand même.         </description>
		<pubDate>Thu, 10 May 2007 17:27:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Le monde du fleuve</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/le-monde-du-fleuve-91.html</link>
        <description>  Webcomic #11                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        Précision, pour ceux qui ne connaissent pas, le monde du fleuve ou "riverworld" est un monde gigantesque où tout le monde réssurect. Ce qui ne lasse pas de situations cocasses, mais le plus souvent dramatiques en fait.     </description>
		<pubDate>Wed, 09 May 2007 17:40:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Nixon way of life</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/nixon-way-of-life-90.html</link>
        <description>  Pastorale américaine            de                 Philip Roth                               « L'Amérique je veux la  voir », chantait Joe Dassin. Mais quelle Amérique, hein ?                     Non, parce que Joe Dassin, ça  remonte à longtemps, et bien ça tombe   bien  car l'histoire se déroule  globalement de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours          Avec une bonne partie qui se  déroule durant la guerre du viet-nam, et   de la même façon que dans "la tâche" dont j'avais parlé auparavant, le  héros est Zuckerman, et selon le même principe après avoir brièvement parler de  sa jeunesse, va nous raconter l'histoire du « Suédois. »                     Je ne sais pas pour vous, mais  moi c'est un principe qui m'agace comme   méthode narrative, cela dit ne faisons pas la fine bouche et parlons  donc du « Suédois ». Ce dernier était un sportif totalement  extraordinaire, Foot, Basket, Base-ball, c'était l'athlète parfait. Même s'il  préféra prendre par la suite l'affaire familiale une usine de fabrication de  gant. Il à une femme ex-miss New Jersey, une petite fille adorable (mais  bègue), des parents, et des vaches. Bref une vie modèle, jusqu'à ce que bien  sûr tout bascule.          Là j'hésite à vous expliquer le  basculement, ça spolierait peu, cependant ce ne sera sans doute pas nécessaire.  Donc sa vie bascule et c'est la chute ! (D'ailleurs c'est comme ça qu'est  appelé la deuxième partie.) Le point culminant étant au cours d'un dînée, où il  est plus très loin du suicide.          Personnellement à chaque fois que  je lis ce genre d'histoire ça me rappelle un film que j'avais vu gamin,  « kickboxing » je crois ; c'était avec Jean-Claude Van-Damme.  L'histoire c'est que son frère part se battre contre le méchant de l'histoire  au cours d'un tournoi de boxe Thaï et il se retrouve avec  les pattes cassées. Alors son frère JCVD-  Vient le voir et décide de battre le méchant en s'entraînant avec un moine  Shaolin. Mais là où les choses tournent mal, c'est que peu avant la rencontre,  Le méchant viol la femme de JCVD, il emprisonne le frère de JCVD, et après il  commence à frapper JCVD qui se traîne par terre comme une larve, en lui disant  que s'il se défend, il buttera son frère, et qu'en plus il a violé sa femme.                     Alors je sais, que maintenant,  s'émouvoir sur le sort d'un kickboxer incarné par JCVD paraîtrait ridicule,  mais à l'époque ça m'avait retourné. Et bien là c'est pareil pour le pauvre  « suédois » il est tout retourné comme JCVD. Et, en plus JCVD il  avait quand même cherché les emmerdes, alors que le « Suédois » c'est  tout le contraire. Toute sa vie il a essayé d'être le brave type, celui qui est  compréhensif avec sa fille, qui soutient sa femme, qui cherche à conserver son  usine alors qu'une délocalisation serait plus réaliste. Bref, vraiment il avait  rien fait pour mériter ça.          Alors vous vous dites, quel  sadique ce Roth ! Vraiment, c'est pas gentil. Ce à quoi vous auriez  raison, sauf que le Suédois il est pas très malin, toujours tolérant et sympa.  Bref être un brave type ça paie pas.                     En dehors du  « suédois », il y a aussi une belle galerie de personnage, son frère  une espèce de génie fourbie de lubie ; son idée de cadeau pour la Saint-Valentin  étant un manteau fait de peau de hamster, hamster dont il se chargea  personnellement de la collecte de peau. Et puis la fille surtout, qui se  passionne pour n'importe quoi pendant 2 mois avant de laisser tomber.           Enfin, finalement un livre assez  dur, mais avec des personnages fragiles.                </description>
		<pubDate>Tue, 08 May 2007 17:37:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Du coté de chez Swann</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/du-cote-de-chez-swann-89.html</link>
        <description>         Webcomic spécial éléction #3                    Bon, je vous avoue c'était pas mon favori. Mais on lui  souhaite quand même bonne chance en espérant qu'il fasse du bon boulot. (Je suis un indécrotable optimiste...)                 </description>
		<pubDate>Mon, 07 May 2007 17:12:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Car la nuit tout est neuf !</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/car-la-nuit-tout-est-neuf--88.html</link>
        <description>         Les vestiges du jour          De          Kasuo Ishiguro                            Et bien après la violence des derniers bouquins, prenons un  petit moment de détente. Alors vous l'avez tous deviné, Ishiguro est  britannique (bon pas évidente la devinette). Et comme si ça ne suffisait pas il  va s'agir de la vie d'un majordome au service d'une grande maison  aristocratique.                            Comme si ça ne suffisait pas, ce majordome est  typiquement britannique (j'ai même lu que Ishiguro avait volontairement  stéréotypé ce personnage), c'est à dire qu'une de ces blagues préférées c'est  celle où il y un tigre dans une salle à manger. Alors le majordome demande  à son employeur un pistolet, puis il va buter le tigre. Alors il revient et dit  : « Excusez pour le désagrément, mais, vous voulez bien patienter 5 minutes du  fait d'un impondérable avant de passez au salon, je vous en serais  reconnaissant, sir. » Ou un truc du genre. Bon c'est de l'humour de Butler*  faut dire. Et puis il y a toute la philosophie butler qui va avec, mais en gros,  elle est incluse dans la blague.                             Alors tout ça est bien beau, mais que se passe-t-il ?  En fait si ce roman était humoristique on pourrait dire que c'est l'histoire  d'un butler, qui essaie de faire au mieux son boulot, mais à chaque fois des  gens viennent l'ennuyer aux plus mauvais moments. Y a son père qu'est vieux, et  qui lui fout la honte. Y a la gouvernante de maison qui est à moitié  hystérique. Cela dit c'est pas humoristique, c'est limite triste.                            En effet, l'idée du truc, c'est que notre Butler, après  avoir passé une bonne partie de sa vie auprès d'un grand lord anglais, se  retrouve au service d'un américain. Et au cours d'une expédition à la recherche  de son ancienne gouvernante de maison (car il manque de personnel) se remémore  les événements passés. Hélas, comme je l'ai déjà, s'il a toutes les  caractéristiques du flegme anglais, il n'en à quasi-aucune de l'humour so  british. Du coup là où il aurait pu se dire « wouah ce qu'on se marrait bien à  l'époque » il ne fait que se répéter.                                       Honnêtement, là entre nous, je crois que je suis passé  totalement à coté d'une idée centrale du bouquin, mais je n'arrive pas à mettre  le doigt dessus. C'est particulièrement énervant j'ai lu des critiques, des  commentaires d'Ishiguro mais rien qui fasse le déclic, pourtant je suis  persuadé qu'il y a quelque chose de plus. Quoi qu'il en soit, il reste tout de  même la perception du lord par son butler qui est assez marrante. Non, à cause  de remarque perfide, genre, oh la la non ! Il le vénère bien au contraire, le  problème étant qu'il est limite nazi par moment son lord, (j'ai oublié de  précisé que ses souvenirs portent sur la période entre les deux guerres), et du  coup la façon dont il avale certaines couleuvres sans broncher, ça fait peur.                     Bouh !**                                               *Butler = Majordome en VO, ça a plus de gueule et c'est  plus rapide à écrire.***                                      ** Note à moi-même : Par contre faudrait  vraiment que je fasse un effort pour mes  fins de billets et pour mes titres.      *** Surtout quand on ne sait pas l'écrire, merci Auryn.                   </description>
		<pubDate>Fri, 04 May 2007 17:28:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Misery</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/misery-87.html</link>
        <description>  Webcomics, spécial élection #2                           Voilà, j'ai enfin trouvé comment faire pour que ça s'affiche bien...  </description>
		<pubDate>Thu, 03 May 2007 17:25:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Et de la House aussi.</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/et-de-la-house-aussi-86.html</link>
        <description>  Trans           De          Hak Pavel                          Hak Pavel, c'est sûr ne fait pas dans la demi-mesure. Mais  là pour être honnête je suis circonspect. Ok, dans « Sniper » c'était  déjà horrible, mais c'était compréhensible quand on veut parler de l'atrocité  de la guerre autant faire un livre qui reproduise l'atrocité.                     Mais là... Déjà de quoi est-il question ? Ben, c'est l'histoire  d'un type vivant sous une dictature militaire affamant son peuple quelque part  en Asie. Comme il en plus que marre, il s'enfuit. Là dessus il croise des anthropophages  (quoiqu'il l'était déjà un peu), des entrepreneurs de travaux publics qui tue  leurs salariées pour ne pas avoir à les payées etc...                      Alors évidemment, c'est excessif, mais à la limite ça montre  l'horreur que vivent les réfugiées et clandestins. Mon problème, c'est que  souvent on est entre la limite du pamphlet (mais contre quoi ?) et de la  masturbation malsaine de l'auteur. Ça me gêne de dire ça, et je comprends bien  que « Trans » c'est pas seulement un diminutif de Transcontinental,  ou Transnational mais aussi de Transgression.                     Mais franchement, qu'est que c'est que cette idée fixe sur  l'anthropophagie. D'accord il doit encore exister quelques tribus cannibales, mais  bon, les descriptions du repas son quand même très nettement sexuel  :             « L'instant d'après, le goût de la chair humaine (et l'odeur inimitable du  sexe de la femme) se répandit dans sa bouche. »             Je manque peut-être  quelque chose, mais personnellement je vois de lien entre la chair humaine et  l'odeur de sexe.                     Plus gênant encore, Il y a plusieurs viols dans le livre. Et   faut bien dire que les femmes semblent  apprécier cela, voir en ont besoin :          « -Lache-moi !          Mais les bras de Kwan enlacent son agresseur.          Le va-et-vient brutal de la queue de Wu Tse lui fait sentir  qu'elle est encore vivante.          Vivante entre les hommes-rats qui se dévorent.          Vivante alors qu'elle devrait être déjà morte.          -Fais-moi revivre ! »                     Je veux pas trop faire mon sale petit bourgeois, mais c'est,  je trouve, une conception assez étrange de la sexualité.           Quoiqu'il en soit, je suis persuadé que cette description  d'un monde cauchemardesque partait d'une bonne intention. Inégalité Nord/Sud,  exploitation de la pauvreté, dénonciation de la dictature ou des pratiques de  compagnies pharmaceutiques. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que entre  la dénonciation et le fantasme, il franchit quelques fois le pas.  </description>
		<pubDate>Wed, 02 May 2007 17:25:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Ulysse</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/ulysse-85.html</link>
        <description>  Essaie de titre générique pour mon Webcomics :      Le bonhomme gris, avec lui, nul s'ennuie ! #8             En fait, lorsque j'ai lu Ulysse, l'une des seuls concordances que j'ai réussit à trouver avec l'odyssé sans prendre 2 heures à m'écorcher la tête, c'est celui entre l'antisémite et le cyclope. Mais globallement Il aurait pu faire un effort pour faire plus simple.           </description>
		<pubDate>Tue, 01 May 2007 17:14:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Sang qui tue</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/sang-qui-tue-84.html</link>
        <description>  Sanctuaire           De          William Faulkner                                   Al Capone, Eliot Ness ; Ah, la prohibition, cette bonne  vieille époque avec des gangsters  aux  chapeaux feutres et des mitrailleuses qui avaient de la gueule. Les gangsters  étaient riches, les policiers courageux et bref c'était excitant.                     Si vous voulez continuer à y croire évité de lire ce livre.  Bon j'exagère les mitrailleuses et les chapeaux étaient cool quoiqu'on en dise,  mais par contre dans la campagne les bandits ils étaient pas terribles. Des  petits péquenauds sans envergure avec des alambics qui ressemblent à rien. En  fait la plupart c'est même de vrai méchant, la honte.                     Bon, je suis pas un spécialiste de Faulkner mais je pense  pourvoir de ces autres romans on trouve les même principes de structure  narrative elliptique et de point de vue multiple.          En l'occurrence ici, on à Popeye « le » méchant,  même si c'est pas vraiment Al Capone mais un maquereau avec de sérieux problèmes  sexuels. On a aussi, un distillateur d'alcool  froussard, un avocat au grand coeur mais un peu loin des réalités, un étudiant  alcoolique et peu attentif aux messages de prévention routière, et enfin la  star Miss Temple. Une étudiante aussi, qui voulait faire une virée avec son  boyfriend (l'alcoolique) et qui se retrouver aux griffes d'affreux jojos. Et  comme elle à pas de chance, la suite ne s'améliore pas.                      Entre les bordels, les viols, la justice expéditives, la  dure réalité de la vie, on ne peut pas dire que c'est un très joyeux. Heureusement  comme je l'ai dit c'est très elliptique et la plupart des crimes et autres délits  ne sont pas vraiment décrit, mais cela laisse tout de même une impression de  vomit (et encore j'allais dire « de beurk » mais c'est pas très "blog  littéraire".)                     J'avais sinon pensé finir en disant que la dernière page  pourrait laisser un espoir, mais à la relecture j'en suis pas vraiment  convaincu. La première phrase de cette page commence ainsi : « ç'avait été  une journée grise dans le gris été d'une année grise » après relecture de  la page en entier la dernière phrase est pas mal non plus (je la tronque parce  que Faulkner aime faire des phrases longues et que moi je suis un flemmard)  « [...]Elle sembla suivre des yeux le trajet onduleux des sons, se fondre  avec la mourante clameur des cuivres [...] là-bas dans le ciel gisant et vaincu,  dans le ciel pâmé sous l'étreinte de la saison de pluie et de mort. »                     Yipikaie     </description>
		<pubDate>Mon, 30 Apr 2007 17:27:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Requiem, la suite</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/requiem-la-suite-83.html</link>
        <description>  Voilà. Samedi 28 avril, achat et lecture du tome 2 de Requiem chevalier vampire, Danse macabre de son petit nom.      Et toujours ce mélange de fascination et d'horreur, d'attirance et de répulsion, peut-être même encore plus accentué que dans le premier tome. Vraiment étrange. Les personnages sont infâmes, les situations atroces, et pourtant il y a un je ne sais quoi qui donne envie de lire, peut-être une espèce de curiosité malsaine, et puis bon, l'histoire en elle-même quoi. Et puis malgré tout, le dessin, vraiment trop beau. Avoir réussi à rendre belle une telle laideur, c'est un sacré tour de force, moi je dis. Un tour de force qui a de quoi mettre drôlement mal à l'aise.       Et puis cette Claudia, une vraie tête à claques celle-là. Grrr.   </description>
		<pubDate>Sat, 28 Apr 2007 17:26:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>V.</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/v-82.html</link>
        <description>  Webcomic #7                </description>
		<pubDate>Fri, 27 Apr 2007 17:28:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Hercule vs Platon</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/hercule-vs-platon-81.html</link>
        <description>        La caverne des idées                 De          José Carlos Somoza                                  ATTENTION : CE LIVRE CONTIENT UNE JUMENT  ANTROPOPHAGHE !                    Bon, ce n'est pas vraiment un élément important, mais pour  tous ceux qui comme moi ont une phobie des chevaux carnivores, il vaut mieux le  préciser. Et puis c'est même pas réellement une phobie. J'veux dire même  végétarien, les chevaux c'est quand même inquiétant. Déjà, c'est trop grand, et  puis ça va trop vite. Moi dans Oblivion j'achète des chevaux rien que pour  pouvoir les jeter dans des crevasses par peur qu'ils m'attaquent dans mon  sommeil, alors imaginez s'ils sont mangeur de chair humaine...                     Bon, je m'éloigne du sujet, ou en tout cas je m'en rapproche  pas. Ainsi à Athènes durant, heu, l'antiquité pas trop vielle où il y avait  plein de philosophe, un crime à lieu !          Un éphèbe mangé par des loups, sauf que comme on va vite  sans rendre compte un détective privé -un Déchiffreur en fait, vu que ça ne devait  pas encore exister, les détectives privés, mais le principe est le même  ce ne  sont pas des loups qui l'ont tué, mais autre chose. Là dessus avec son  employeur  un philosophe enseignant à l'Académie de Platon  il va mener son  enquête dans les milieux interlopes de l'Athènes antique aussi bien que dans l'Académie.                     A la base c'est plutôt sympa, sauf quant réalité c'est bien  plus original. En effet, cette enquête est en fait une fiction, qu'un  traducteur traduit. Or ce traducteur est plutôt bavarre, ces notes de bas de  pages pourraient facilement alimenter un blog pour quelques mois. Cela dit, il a  une bonne raison pour se répandre ainsi, car le texte contient une  « eidesis » se serait une technique employée par d'anciens grecs pour  faire un message « secret » et détourner la censure ou ce qui en  tient place.           Le procédé se fait par l'utilisation, de répétition, de  métaphore etc... le tout devant formé quelque chose de cohérent à la fin. Et  si le traducteur à l'affabilité de nous les indiquer,  on ne peut quand même s'empêcher d'essayer de les repérées avant lui.                      Par ailleurs ce n'est qu'un des procédées utilisé pour jeter  le trouble entre la fiction et la réalité et peu à peu les choses commencent à  déraper un peu partout. Ajoutons à cela une lutte entre deux écoles de  philosophie, les uns disant globalement que le monde est (ou sera) gouverné par  la raison, tandis que les autres pensent que l'instinct régit le monde.                     Bref tout ça pour dire, que les mises en abîmes sont, hum,  vertigineuses et que ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre -vraiment  réussit- aussi surprenant sur sa structure narrative (enfin si c'est comme ça  qu'on appelle tous ces machins bizarres).          </description>
		<pubDate>Thu, 26 Apr 2007 17:30:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Le Portrait de Dorian Gray</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/le-portrait-de-dorian-gray-80.html</link>
        <description>  Webcomics #6                       </description>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2007 17:20:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Poltergeist</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/poltergeist-79.html</link>
        <description>             La maison aux esprits          de          Isabel Allende                                  Je ne vais pas vous cacher qu'au départ j'ai pensé avoir droit à une  repompe de Garcia Marquez. Un pays d'Amérique du Sud mal défini (bon  c'est le Chili même si des libertés sont prises) et puis des trucs quasiment  identiques avec un oncle et ses machines volantes. Mais bon, malgré tout c'est  quand même plutôt rigolo et je ne sais pas si c'est un clin d'oeil ou quoi mais  un des personnages refuse absolument que les fils et filles se nomment du même  prénom que leur géniteur au prétexte que cela rend confus les « cahiers de  vie ». Et là bon, déjà que moi j'ai du mal à me souvenir des noms, alors  vous imaginer le cauchemar qu'à été pour moi cent d'ans de solitude au niveau  généalogique.                      Bref je me laisse gagner par la bonne humeur sans plus trop  chercher de parallèle, parce que finalement j'ai un bon fond. Après c'est sur  que c'est le genre d'histoire à la marquez, et même si le style est de moindre  envergue,  c'est quand même bien  sympathique. Et puis c'est surtout la fin qui est tout à fait, on peut pas dire  surprenante, mais saisissante tout au moins. En effet, tout au long de  l'histoire les tensions politiques s'amplifie peu à peu, les familles se bagarrent,  les générations ne se comprennent plus et (retrouvez la pub pour je sais ne  sais plus trop quoi si vous voulez la fin de la phrase). Et finalement tout  cela finit bien mal.                      Plus dans les détails il s'agit de trois générations d'une  famille qui heu, vivent en faisant des trucs. Il y a un propriétaire, un  médecin et tout ça. Enfin bon ça ne prend pas vraiment de direction précise  jusqu'au moment où les choses se politisent de plus en plus et là, c'est le  drame.                     Voilà quant à s'avoir pourquoi ça s'appelle la maison aux  esprits, c'est parce qu'il y a une maison et qu'y a une fille qui voit des  esprits dedans, terrific.             </description>
		<pubDate>Tue, 24 Apr 2007 16:59:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>SDA</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/sda-78.html</link>
        <description>  Webcomics spécial éléction présidentiel :         </description>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2007 17:40:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>La tour sombre</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/la-tour-sombre-77.html</link>
        <description>  Webcomics #4                                  Pour être honnète il me reste encore le dernier tome à lire, mais quoiqu'il en soit j'ai jamais trop aimé Ote, faut dire que j'aime pas les cabots alors ds cabots qui parlent en plus...    </description>
		<pubDate>Fri, 20 Apr 2007 17:16:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Hélas, à Virginia Tech ce n’était pas lui.</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/helas-a-virginia-tech-ce-netait-pas-lui-76.html</link>
        <description>  Le tueur Aveugle          De           Margaret Atwood                 Hello les jeunes, alors vous cherchez une histoire Reptile  extra-terrestre qui envahisse une planète avec une princesse à sauver. Vous  tombez bien y a ça !             Hello les vieux, alors vous chercher une chronique familiale  dans le Canada du début du siècle, avec une histoire à la Hurlevent. Vous  tombez bien y a ça !             En admettant que vous lisiez ce billet sans sautez de ligne  (ou que vous en sniffiez) vous aurez remarqué une légère contradiction. Alors  autant rendre tout de suite votre esprit clair et limpide comme de la sauce  blanche, ce roman est surtout basé sur la chronique familiale. Cependant  quelques chapitres épart parle d'un type bizarre qui parle d'histoire de SF  pour pulp. Forcément ça intrigue mais bon on comprend assez vite le lien (en  fait vers la moitié de l'histoire pour moi, mais je suis pas un rapide.)             Plus concrètement passons rapidement sur les grands-pères et  autres ancêtres pour nous concentrer sur l'essentiel de l'histoire. C'est à  dire,  deux soeurs, l'une va mourir très  jeune, elle est rebelle, accepte peu de compromis, deviendra une célèbre  écrivain post-mortem et vivra plein d'aventure palpitante. (s'inquiétez pas je  spoils pas)       Manque de bol on suit l'histoire de la soeur chiante.      C'est pas qu'elle soit méchante ou quoi que ce soit mais  elle ne fout rien, elle attend patiemment que les choses se passent. Comme si  ça suffisait comme on part principalement de l'idée que la chronique familiale  est en fait son journal intime. On à donc aussi droit à ses réflexions de grand-mère.  Et force est d'avouer qu'elle s'est pas améliorer avec le temps. La principale  différence est du au fait qu'entre temps elle s'est rendu compte qu'elle était  une chieuse et ça l'a aigri.             Cela étant dit, comme elle a pas grand chose d'intéressant à  raconter sur elle, elle parle surtout de sa soeur, qui elle est une rigolote. Notamment  par sa manière de prendre les choses très au premier degré, que soit des trucs  religieux, ou de bêtes métaphores.             Sinon on a aussi le droit a des descriptions de la  grande  dépression mais du point de vue  de sale capitaliste ce qui change un peu (enfin pour moi) sauf qu'hélas c'est  des gentils capitalistes.              Au final, forcément j'aime bien Atwood et ça se lit sympathiquement. Je  veux dire la structure est sympa, l'histoire est plutôt sympa. Mais tout ça n'a  quand même rien de franchement renversant et disons que pour un gagnant du  booker prize (voir pour un livre de Atwood) je suis un peu déçut.  </description>
		<pubDate>Thu, 19 Apr 2007 17:08:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>H2G2</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/h2g2-75.html</link>
        <description>  Webcomics #3                                 Note pour plus tard : Abandonner l'écriture manuisrite, déjà que j'écris plus mal que je dessine, mais si en plus dessine mon écriture on atteint des limites...      Sinon oui, si Douglas Adams n'avait pas été un fervent utilisateur de Macintoch qui sait ce qui serait advenu ? Et puis un BSOD ça me fait toujours rire... (y en a bien pour qui c'est "prout")        Ps : au cas où cela est vraiment trop incompréhensible (même moi le brillant auteur j'ai dut mal) je réecris ici :      - Moi, Compute One est la réponse !      - La réponse  à la vie, l'univers et le reste...      - La réponse est :      - BSOD  </description>
		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 17:02:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>L’hamster est amère</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/lhamster-est-amere-74.html</link>
        <description>  Terremer       de       Ursula Leguin                      -Wouah Vet !  Tu fais dans l'original ! Un billet sur Terremer il devait en  manquer tiens, et en plus avec l'anim, penser à faire le lien entre les deux...  pfouu, quelle puissance cérébrale !             Ouais bon, mais moi je ne l'avais pas encore lu Terremer  (enfin là je parle seulement des 3 novellas de départs) et puis si ça se trouve  il y en à qui connaisse pas, qui sait ? hein ?      Si vous êtes pas encore convaincu, vous pouvez tout de même  lire ce que pense Leguin de l'anim ici  en VO. Si vous n'aimez pas la VO, en gros ça dit qu'elle trouve ça  mieux que la mini-série, mais que de toute façon un étron vaudrait mieux  que la mini-série.             En tout cas grâce à l'anim on a eu le droit aux rééditions  en grand format et poche et donc je me suis précipité sur le poche. En plus  c'est une des couv' les moins raté de Paternoster contrairement au grand  format- faut dire que pour les couv,   Klein voulait reprendre les affiches du film, mais les studios ont  refusée du coup la pauvre Jackie à dut travailler dans l'urgence pour refaire  une couv' grand format...                    Sur ces entrerait réservé aux afficianodos de SF qu'est-ce  donc que Terremer ? Et bien il s'agit d'un monde avec beaucoup de mer et  un peu de terre, et où les choses ont un nom, si, si.      Par exemple vous, vous appelez un chat un chat. Et bien sur  Terremer un chat il s'appelle pas un chat (il s'appelle pas  « pasunchat » hein, il s'appelle juste autrement [enfin pas  « autrement » mais bon, qu'importe)] car il a vrai nom.  A la base les choses avaient un nom qui les  représentaient  du coup, connaître le  nom -et donc la chose- donne un pouvoir dessus. Enfin un truc comme ça, et du  coup ceux qui connaissent les vrais noms ils peuvent être de puissants  magiciens et balancer des fireballs dans la gueule des gens.      C'est sûr, c'est un peu plus compliquer que Harry Potter  mais on s'y retrouve assez vite. D'ailleurs un peu de la même façon que Harry,  on va aussi suivre les aventures d'un jeune sorcier qui devra devenir un grand  magicien, notamment en passant par une école de sorcier. Heureusement enfin  avec Leguin ça surprend pas trop- on évite les traditionnels combats bien/mal.             Ainsi dans le premier volume le  jeunot devra faire face à ses erreurs, prendre en compte ses responsabilités et  puis devenir un peu moins con quoi.       Dans le second volume l'histoire  sera surtout centrée sur une jeune fille, espèce de Dalaï lama, sauf qu'elle  serait la prêtresse de créature lovecrafienne. Et donc elle fait face à des  dilemmes comme le luxe face à la liberté - manger pour vivre ou vivre pour être  manger. Classique quoi.      Le troisième volume (auquel j'ai  moins accroché, je dois avouer) se passe comme un buddy movie entre le jeune  sorcier du départ devenu un vieux sage, et un jeune prince. Sur Terremer la  magie s'éffondre comme un soufflé sans farine (enfin je crois je suis nul en  cuisine) et sans roi pour les unifier tous, le monde va faire boum boum boum  (si au bout des trois premières pages vous  avez pas pigé qui le deviendra vous êtes pas doué). Là à part que vivre  éternellement c'est long,  j'ai pas  trouvé de super message profond. Mais bon, au bout de trois volumes ça me  lassait peut-être.                Voilà qu'ajouter pour conclure... Si vous aimez Terremer  essayez aussi le cycle de hain, hain c'est bien... (et deux c'est mieux je sais).         </description>
		<pubDate>Tue, 17 Apr 2007 17:41:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>La horde de Contrevent</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/la-horde-de-contrevent-73.html</link>
        <description>  Webcomics #2                                                L'humour absurde c'est facile mais bon... C'est avant tout un hommage a mon ventilateur 3 vitesses (4 avec l'arrêt), à qui je vais prochainement demander de travailler très fort.             Ps : Bon je fera plus gaffe à la mise en page pour les prochains, (et à l'orthographe aussi...)   </description>
		<pubDate>Mon, 16 Apr 2007 16:09:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Certains me conSterne.</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/certains-me-consterne-72.html</link>
        <description>  Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme      de       Laurence  Sterne                                           Dernièrement sur un forum qu'il m'arrive de fréquenter, je  lisais que quelqu'un aimait pas Tristram Shandy.          Alors d'abord je pensais me connecter pour dire qu'il était  complètement con, et en plus sentait mauvais de la bouche et donc que c'est  pour ça qu'il disait que des choses qui pue. Mais bon, je me suis dis que si je  postais a coté l'odeur allait se propager sur mon post et donc qu'il ne fallait  mieux pas.          Mais Tristram Shandy c'est bien. Et si vous trouvez pas ça  bien c'est même pas la peine d'envoyez des commentaires,  je les mettrais à la poubelle d'où ils  n'auraient jamais dût sortir.                      Bon je sais que les gens n'ont besoin que de ma parole pour  me croire, mais il y en a toujours un ou deux à dire :                     « -Ouais Vet, il ressemble à un poulet cot !  cot ! cot ! »          « -et qui dit « cot » dis toc, alors Vet il  est toc ! toc ! »                     Je sais, c'est lamentable comme propos, mais les gens sont  stupide que voulez-vous !           Donc Tristram Shandy, comme expliquer de quoi ça  parle ? Parce que voyez vous c'est un livre post-moderne écrit alors que  la modernité n'existait même pas encore, alors forcément on y perd un peu  de l'os temporal qui cogne l'os zygomatique.          En fait c'est une sorte d'autobiographie de Tritram Shandy  qu'écrirait Tristram Shandy (lui-même étant un double de Laurence Sterne) sauf  qu'à force de digressions et au bout de 800 pages il est toujours pas née. Ce  qui est normal car il n'est  pas du signe  du poisson.                      Donc, comment digresser pendant tant de temps sans perdre  l'intérêt du lecteur - les méchants et abominables lecteurs diront qu'en fait  le livre ne digresse pas, mais s'engraisse  Et bien il y a plein de truc à  raconter, par exemple pourquoi Tristram Shandy s'appelle Tristam, ou  pourquoi avoir un grand nez est important (je  soupçonne les gens qui aiment pas d'avoir des petits nez pour dire vrai.)          Alors forcément comme ça,   peu d'entre vous auront explosé de rire en lisant que Tristram Shandy  s'appelait Tristam, et je peux le comprendre, je le regrette, mais je le  comprend. De toute façon ce n'est pas très grave, parce que Tristram Shandy  n'est pas encore née, mais parle plutôt de son père et de son oncle. Deux  personnages tout à fait originaux et désopilant.          Le père en effet, est bourré d'idée et de doctrines  souvent  des plus biscornu. Et c'est pas bien de se moquer, mais voir chacun de ses  espoirs tomber à l'eau est rigolo.          Quand à l'oncle, et bien, c'est un ancien combattant qui est  obsédé par la recréation de fortification. Et c'est drôle aussi, parce que heu...  ben vous avez vu le dînée de con ?   (où, si vous n'aimez pas Tristram Shandy vous avez probablement déjà été  inviter).                  Bref Tristram, c'est pas triste, hem...  </description>
		<pubDate>Sun, 15 Apr 2007 14:38:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Crimes et châtiments</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/crimes-et-chatiments-71.html</link>
        <description>  Webcomics #1                           Je ne sais pas si y a beaucoup de fan d'Unreal ou Quake et de Dostoievski, mais sans doute ! Enfin, en cherchant bien...   </description>
		<pubDate>Sat, 14 Apr 2007 17:23:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>On the road again !</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/on-the-road-again--70.html</link>
        <description>  Bonjour !             Et oui, me revoilà après une longue absence que certains  auraient préféré définitive je suis sûr, et pourtant non ! Alors je pensais dire  que je revenais en l'honneur du décès de Vonnegut mais déjà fêter la mort des  gens c'est pas super cool, et puis comme je n'ai lu aucun de ses livres ça  marchait pas.       Nan, si je reviens, et bien c'est parce que, heu, ben je  dois m'emmerder grave. Mais rassurez vous, cela ne voudra pas dire que VOUS  vous ennuierez comme des rats morts ! Oh que non, car j'ai plein de  machins qui trottinent dans ma tête (à moins que ce soit la quantité non  négligeable d'alcool but hier soir) qui vous ferons rire, et pleurer et, heu,  danser pourquoi pas !             Et puis y aura aussi de l'action, regardez ça :             Et des surprises :                    Alors elle est pas hiboux* là vie ?                    *Oups, je voulais dire chouette (oui, y aura aussi des  blagues pourris hélas...)  </description>
		<pubDate>Fri, 13 Apr 2007 15:09:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>La Sauvage</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/la-sauvage-69.html</link>
        <description>  La musique reprend à côté. Elle a fait une caresse à la belle robe blanche, un geste inachevé... Elle murmure, tournée vers le salon où joue Florent comme si elle avait encore beaucoup de choses à dire.      Tu sais...      Mais elle se détourne brusquement et s'enfonce dans la nuit. La belle robe de mariée reste seule, blancheur éblouissante dans l'ombre. Hartman est apparu sans qu'on s'en aperçoive en haut des marches. Il a regardé s'en aller Thérèse sans un mot. Un silence. Il doit la suivre du regard là-bas à travers les vitres, dans la nuit du parc. Il murmure enfin :       Et elle part, toute menue, dure et lucide, pour se cogner partout dans le monde...      La musique s'affirme à côté.             FIN DE LA SAUVAGE  </description>
		<pubDate>Mon, 02 Apr 2007 20:57:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>*teaser* Madame Bovary</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/teaser-madame-bovary-68.html</link>
        <description>  Quelques extraits du livre en attendant un billet un peu plus complet (qui ne viendra peut-être jamais) :      (Edgar-Lagardy dans l'opéra Lucia di Lammermoor :) "Dès la première scène, il enthousiasma. Il pressait Lucie dans ses bras, il la quittait, il revenait, il semblait désespéré : il avait des éclats de colère, puis des râles élégiaques d'une douceur infinie, et les notes s'échappaient de son cou nu, pleines de sanglots et de baisers. Emma se penchait pour le voir, égratignant avec ses ongles le velours de sa loge. Elle s'emplissait le coeur de ces lamentations mélodieuses qui se traînaient à l'accompagnement des contrebasses, comme des cris de naufragés dans le tumulte d'une tempête. Elle reconnaissait tous les enivrements et les angoisses dont elle avait manqué mourir. La voix de la chanteuse ne lui semblait être que le retentissement de sa conscience, et cette illusion qui la charmait, quelque chose même de sa vie."      "La lune, toute ronde et couleur de pourpre, se levait à ras de terre, au fond de la prairie. Elle montait vite entre les branches des peupliers, qui la cachaient de place en place, comme un rideau noir, troué. Puis elle parut, éclatante de blancheur, dans le ciel vide qu'elle éclairait ; et alors, se ralentissant, elle laissa tomber sur la rivière une grande tache, qui faisait une inifinité d'étoiles ; et cette lueur d'argent semblait s'y tordre jusqu'au fond, à la manière d'un serpent sans tête couvert d'écailles lumineuses. Cela ressemblait aussi à quelque monstrueux candélabre, d'où ruisselaient, tout du long, des gouttes de diamant en fusion."              "[...] comme si la plénitude de l'âme ne débordait pas quelquefois par les  métaphores les plus vides, puisque personne, jamais, ne peut donner  l'exacte mesure de ses besoins, ni de ses conceptions, ni de ses  douleurs, et que la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous  battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait  attendrir les étoiles."    </description>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2007 18:18:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Les petites filles maigres vont-elles au paradis ?</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/les-petites-filles-maigres-vont-elles-au-paradis--67.html</link>
        <description>  "J'ai lu il y a quelques semaines, qu'un danseur connu était venu sur la falaise entre Ault et le Tréport...      Et il s'est jeté...      C'est bizarre comme dernière danse, tu ne trouves pas ?      - Hmm      Tu sais... Moi, la danse... C'est pas trop mon truc..."        (Cliquer sur l'image pour l'agrandir. Aller voir sur krinein pour la critique.)       Ludovic Debeurme - Lucille   </description>
		<pubDate>Mon, 05 Mar 2007 21:14:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Asking for the moon...</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/asking-for-the-moon-66.html</link>
        <description>  Ah la la. Vraiment pas le temps de m'occuper de ce pauvre petit blog en ce moment.      Allez, un petit poème de Baudelaire pour faire un peu de remplissage (du remplissage de luxe, quand même !) :      Baudelaire - Tristesses de la lune (in Les fleurs du mal, Spleen et Idéal, 1857)      Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse;  Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,  Qui d'une main distraite et légère caresse  Avant de s'endormir le contour de ses seins,    Sur le dos satiné des molles avalanches,  Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,  Et promène ses yeux sur les visions blanches  Qui montent dans l'azur comme des floraisons.    Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,  Elle laisse filer une larme furtive,  Un poëte pieux, ennemi du sommeil,    Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,  Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,  Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.             Et pour les malheureux qui n'aimeraient pas les vers (et pour les autres aussi) :      Baudelaire - Les bienfaits de la lune (in Petits poëmes en prose, 1863)      La Lune, qui est le caprice même, regarda par la fenêtre pendant que tu dormais dans ton berceau, et se dit : «Cette enfant me plaît.»      Et elle descendit moelleusement son escalier de nuages et passa sans bruit à travers les vitres. Puis elle s'étendit sur toi avec la tendresse souple d'une mère, et elle déposa ses couleurs sur ta face. Tes prunelles en sont restées vertes, et tes joues extraordinairement pâles. C'est en contemplant cette visiteuse que tes yeux se sont si bizarrement agrandis; et elle t'a si tendrement serrée à la gorge que tu en as gardé pour toujours l'envie de pleurer.      Cependant, dans l'expansion de sa joie, la Lune remplissait toute la chambre comme une atmosphère phosphorique, comme un poison lumineux; et toute cette lumière vivante pensait et disait: «Tu subiras éternellement l'influence de mon baiser. Tu seras belle à ma manière. Tu aimeras ce que j'aime et ce qui m'aime: l'eau, les nuages, le silence et la nuit; la mer immense et verte; l'eau informe et multiforme; le lieu où tu ne seras pas; l'amant que tu ne connaîtras pas; les fleurs monstrueuses; les parfums qui font délirer; les chats qui se pâment sur les pianos, et qui gémissent comme les femmes, d'une voix rauque et douce!      «Et tu seras aimée de mes amants, courtisée par mes courtisans. Tu seras la reine des hommes aux yeux verts dont j'ai serré aussi la gorge dans mes caresses nocturnes; de ceux-là qui aiment la mer, la mer immense, tumultueuse et verte, l'eau informe et multiforme, le lieu où ils ne sont pas, la femme qu'ils ne connaissent pas, les fleurs sinistres qui ressemblent aux encensoirs d'une religion inconnue, les parfums qui troublent la volonté, et les animaux sauvages et voluptueux qui sont les emblèmes de leur folie.»      Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques.               Beethoven, Sonate au clair de lune (Moonlight sonata), premier mouvement : Adagio sostenuto (clic droit, enregistrer sous)       Anathema - Parisienne Moonlight  </description>
		<pubDate>Sat, 03 Mar 2007 23:03:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Grinta</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/grinta-65.html</link>
        <description>  "Impose ta chance  Serre ton bonheur  Et va vers ton risque;      A te regarder, ils s'habitueront."      René Char             Toujours là, accrochée bien en évidence au-dessus du bureau, cette petite phrase griffonnée sur un vieux bout de papier jauni par les années. Toujours là, même si on l'oublie parfois un peu. Et toujours aussi porteuse de sens.  </description>
		<pubDate>Sun, 25 Feb 2007 16:57:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Through the windowpane</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/through-the-windowpane-64.html</link>
        <description>  Charles Baudelaire - Les Fenêtres (in Petits poëmes en prose, 1863)      Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.      Par delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.      Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.      Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.      Peut-être me direz-vous: «Es-tu sûr que cette légende soit la vraie?» Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que suis?      Et paf.      Décidément, Baudelaire, on ne s'en lasse jamais. Figurez-vous que ce soir même, un (petit) immeuble qui vient d'être construit derrière chez moi a accueilli pour la première fois (ou pas, enfin on s'en fiche, en tout cas c'est la première fois que je les vois) quelques uns de ses habitants. A laissé pour la première fois une douce lumière orangée rayonner à travers ses fenêtres, encore dépourvues de rideaux. Juste un petit rectangle de lumière, parce que l'immeuble n'est quand même pas tout près. Ils étaient deux, deux petites silhouettes qui se découpaient en ombres chinoises sur le rectangle de lumière. Ils avaient l'air d'arranger des meubles, l'un des deux mettait en place un abat-jour. Ca allait et venait, ça bougeait dans tous les sens, bref, ça sentait le déménagement. Je les regardais depuis la fenêtre de ma chambre, je les ai même pris en photo (mais je ne suis pas très douée comme paparazzi). Ces gens, je ne les connais pas, évidemment. Mais ils me donnent un excellent sujet de divagation, plein de trucs à inventer : qui ils sont, comment ils vivent, ce qu'ils font dans la vie, ce qu'ils mangent, comment ils vont décorer leur appartement, est-ce qu'ils vont mettre des rideaux ? leurs habitudes, couche-tard, lève-tôt, peut-être qu'ils se disputent tout le temps, ou jamais, peut-être qu'ils reçoivent toujours plein de gens, ou jamais personne... J'espère que je ne les connaîtrai jamais, je ne veux rien savoir de tout ça, je veux juste pouvoir tout inventer.        Mes nouveaux voisins (enfin, peut-être un peu trop loin pour mériter cette appellation mais tant pis.)              Ecouter Through the Windowpane de Guillemots (et écoutez les autres chansons aussi, tant qu'à faire)       Aller sur le site de Guillemots (parce qu'il vaut le coup d'oeil)   </description>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2007 20:24:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences...</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/et-les-eclats-et-les-orages-et-les-silences-tous-les-silences-63.html</link>
        <description>  Jean Anouilh - Antigone        Le prologue               Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit  rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va  être Antigone tout à l'heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre  jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux  dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de  Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle  est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a  rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son  rôle jusqu'au bout...              Le choeur               Et puis, surtout, c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir ; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, - pas à gémir, non, pas à se plaindre, - à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien : pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin !              Créon              Pour dire oui, il faut suer et retrousser ses manches, empoigner la vie à pleines mains et s'en mettre jusqu'aux coudes. C'est facile de dire non, même si on doit mourir. Il n'y a qu'à ne pas bouger et attendre. Attendre pour vivre, attendre même qu'on vous tue. C'est trop lâche. C'est une invention des hommes.              Antigone               Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on n'est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite, - et que ce soit entier - ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite - ou mourir.              [...]              Nous sommes de ceux qui posent les questions jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'il ne reste vraiment plus la petite chance d'espoir vivante, la plus petite chance d'espoir à étrangler. Nous sommes de ceux qui lui sautent dessus quand ils le rencontrent, votre espoir, votre cher espoir, votre sale espoir !              [...]              C'est terrible, maintenant, à côté de cet homme, je ne sais plus pourquoi je meurs. J'ai peur...              L'a-t-elle jamais su, pourquoi elle devait mourir ?      Antigone, personnage de fiction ? Ou caricature tellement vraie, tellement cinglante de ce que l'on croit être au plus profond de soi-même, miroir qui te renvoie sans ménagements ton image, distordue par la fiction, que dans ton orgueil démesuré tu croyais unique et qui est là, pourtant, décrite par la plume d'un écrivain qui ne t'a jamais connue, et qui pourtant te connaît si bien. Ah, la belle affaire, de se croire différente et de se retrouver si facilement dans la prose d'un parfait étranger. Cinglant retour à la réalité : tu n'es pas autre, tu n'es pas meilleure (ça au moins ce n'est pas une surprise), mais tu ne peux même pas prétendre être pire, tu n'es qu'une parmi d'autres, mêmes espoirs, mêmes questions sans réponses, mêmes révoltes, même lâcheté aussi. Mêmes réactions démesurées, même violence dans les propos, et puis finalement rien, du vide, à tel point qu'on ne sait même plus pourquoi on meurt, pourquoi on pleure, pourquoi on revendique ni qu'est-ce qu'on revendique (le droit d'exister, peut-être ? c'est tellement banal). Du vide, rien d'autre que du vide, un trou béant qui s'installe et qui prend, tout doucement, de plus en plus de place.  </description>
		<pubDate>Fri, 16 Feb 2007 23:07:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>A place nearby</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/a-place-nearby-62.html</link>
        <description>  I entered the room sat by your bed all through the night I watched your daily fight I hardly knew The pain was almost more than I could bear and still I hear your last words to me      Heaven is a place nearby so I won't be so far away And if you try and look for me maybe you'll find me someday Heaven is a place nearby so there's no need to say goodbye I wanna ask you not to cry I'll always be by your side      You just faded away you spread your wings you had flown Away to something unknown wish I could bring you back You're always on my mind about to tear myself apart You have your special place in my heart Always      Heaven is a place nearby so I won't be so far away And if you try and look for me maybe you'll find me someday Heaven is a place nearby so there's no need to say goodbye I wanna ask you not to cry I'll always be by your side      And even when I go to sleep I still can hear your voice and those words I never will forget      Heaven is a place nearby so I won't be so far away And if you try and  look for me maybe you'll find me someday Heaven is a place nearby so  there's no need to say goodbye I wanna ask you not to cry I'll always  be by your side             [Aucun commentaire ne sera validé pour ce billet. (Non, ce n'était pas une parole en l'air.)]   </description>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2007 00:01:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Lu elga deciso de far el più perfeto dei violonceli</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/lu-elga-deciso-de-far-el-piu-perfeto-dei-violonceli-61.html</link>
        <description>  Claude et Frédéric Clément - Le luthier de Venise                   Encore un livre d'images, presque un livre d'art tellement les illustrations  sont magnifiques et font rêver. L'histoire reprend tout simplement le mythe de  l'instrument parfait (ici, un violoncelle) longuement façonné par un luthier qui en fait  l'oeuvre de sa vie, un instrument magique dont seul un "élu" saura  exploiter le fabuleux potentiel. Le cadre de Venise se prête  évidemment très bien au déroulement de cette histoire, et les dessins  non seulement accompagnent le texte avec justesse, mais le magnifient,  transformant cette simple histoire - poétique mais plutôt  conventionnelle - en un conte animé d'un véritable souffle magique.                            Le site officiel de Frédéric Clément, le dessinateur (site très moche au demeurant, et ego tellement surdimensionné qu'on se demande comment un type pareil peut pondre des dessins aussi magnifiques)      PS : pour ceux qui se seraient posé la question, le titre de ce billet est en italien-vénitien, pas en vrai italien, et signifie "il décida de fabriquer le plus parfait des violoncelles".   </description>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2007 00:12:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Attention, antiquité</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/attention-antiquite-60.html</link>
        <description>  La toute première critique littéraire de la marchande de nuages ! C'est émouvant... (et perfectible.)      Didier Decoin - Madame Seyerling       Antoine Dessangles, écrivain, a décidé de ne plus écrire. A  cause d'un canard finlandais. Ou des feuilles de hêtre. Au fond, peu importe.  Antoine veut se consacrer entièrement à sa collection d'après ; collection  d'instants curieux, émouvants, parfois tristes, et même tragiques, qui suivent  une situation, un événement, un moment de la vie. Avec une certaine allégresse,  Antoine Dessangles ment. Il ment à sa femme, à son éditeur, à ses lecteurs.  Personne ne connaît son secret. Une collection d'après ne se partage pas  facilement.      Dans sa recherche d'après toujours « croustillants »,  Antoine sera fortement ébranlé par sa rencontre avec Madame Seyerling, vieille  femme noire dont la fille a été exécutée pour meurtre.       D'un style tranchant, enlevé, Didier Decoin nous conte  l'histoire d'un écrivain fatigué, mais à l'imagination toujours fertile, qui  dans son for intérieur ne peut pas se résoudre à s'arrêter.       Grâce à de courtes phrases incisives, parfois nominales,  Didier Decoin nous fait ressentir à merveille les émotions de son héros, que  l'on ne peut s'empêcher d'assimiler à Decoin lui-même. L'auteur, du reste, ne  nie pas la coïncidence.       A travers les yeux d'Antoine Dessangles, Didier Decoin dresse  un portrait corrosif de notre société, sans se départir de sa sensibilité ni  d'une certaine humanité.       Cette facilité déconcertante qu'il a de jongler entre ses  différentes formes de discours, les nombreuses allusions à nos cinq sens, font  du dernier ouvrage de Didier Decoin un roman avant tout plein d'émotions  et  de sentiments, qui ne laisse pas le  lecteur insensible.       Espérons que Didier Decoin ne suivra pas l'exemple d'Antoine  Dessangles, et ne cessera pas d'écrire avant longtemps.      LMDN,  un beau jour de septembre 2002.      --------------------      4 ans et des poussières plus tard, qu'ajouter ? Pas grand chose, si ce n'est que certains passages de ce bouquin restent gravés dans ma mémoire comme des références, d'un point de vue purement esthétique. Oh ce n'est pas aussi complexe et rigoureux que Proust, pas aussi beau et fluide que Flaubert, mais il y a quelque chose, un je ne sais quoi qui fait mouche. Jugez par vous-même :      J'ai pris la décision de ne plus écrire en regardant un film finlandais, couleurs délavées, rythme lambin. C'était très tard, une nuit sur Arte. A un moment donné, dans ce film, une fermière attrape un canard. Lui allonge le cou sur une bûche, le décapite. Le canard se sauve en battant des ailes. La fermière indifférente. Des volutes de brume bleue comme des foulards bleus autour des sapins bleus sur les collines bleues. C'est très finlandais, tout ce bleu. En France, on aurait donné à la scène une dominante de rouge - non ? Le décapité fait le tour de la cour de ferme, se faufile sous une charrue. Baissant ce qui lui reste de cou comme s'il avait peur de se cogner la tête qu'il n'a plus. Esccalade un tas de purin, en redescend, toujours ses ailes battant follement, un bruit détestable de papillon énorme et répugnant sous un abat-jour genre parchemin. Se cogne contre un mur. Privé d'yeux, n'a pas vu l'obstacle. Ne comprend pas. S'obstine à vouloir passer quand même.Court à droite, court à gauche. Cherche une issue. Stupide et poignant. La basse-cour qui continue de vaquer à ses minables petites occupations : becqueter, chier, becqueter, chier. La fermière, les autres volatiles, le spectateur du film, tout le monde sait que le canard est mort. Pas lui, devant son mur qu'il arrose du sang giclant en fontaine de son cou, éclaboussant ce mur de petits idéogrammes rouges qui ne signifient rien.  Le syndrome du canard finlandais en littérature. Je suis un canard finlandais. La tête toujours vissée sur les épaules, tête d'écrivain avec encore pas mal d'allure sur les photos, mais il suffirait de la retourner comme un gant pour voir qu'à l'intérieur c'est une tête fripée, sèche et vide.  C'est comme les feuilles de hêtre. Je n'aime pas les feuilles de hêtre qui demeurent accrochées à l'arbre tout l'hiver. Tenaces, mais raides mortes. Insensibles au vent, à la pluie, à la neige, au soleil d'avril. Car elles sont toujours là en avril, crissantes, racornies, beige poussière, alors que tout le reste s'enhardit, enfilant ses petits doigts dans des gants de velours vert. Pourquoi ne tombent-elles pas comme les autres feuilles ? A quoi rime cette exhibition morbide ? Qu'est-ce que les hêtres essayent de prouver ? Si leurs feuilles étaient souples, charnues, vernissées comme celles des sapins, à la rigueur on pourrait avoir des pensées d'éternité. Mais devant cet étalage de momies plates, ces tranches de vieux jambon végétal, ces bouclettes desséchées, que faut-il penser ?  Ne pas insister, ne pas lasser. Les obstinés finissent par passer pour des obsédés. Trop d'écrivains sont des canards tronçonnés. Trop de romanciers des fuilles de hêtre. Trop de gens ne veulent pas finir. Moi si. Je n'écrirai plus.      Drôle de mise en abîme, un écrivain qui écrit qu'il n'écrira plus. Commencer son livre par l'affirmation qu'on n'écrira plus jamais, il fallait y penser.        Madame Seyerling se lit vite, facilement et avec plaisir, et rien que ça, c'est déjà énorme. Le genre de bouquins qu'on lit plus pour se distraire que pour construire des théories complexes sur le sens de la vie et tous ces trucs qui finissent par fatiguer, à la longue, parce qu'on n'y trouve jamais de réponse satisfaisante.  </description>
		<pubDate>Sat, 10 Feb 2007 21:24:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Hostel</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/hostel-59.html</link>
        <description>         Le malentendu de Albert Camus                   Avec un titre comme ça, on s'attend à un marivaudage, où le  mari croit que l'amant est en fait un   pot de pétunia et qu'une banane mange une autre banane croyant que c'est  une pomme.  Et bien non, c'est un  malentendu !                      En fait c'est une petite pièce plutôt simple. Une mère se sa  fille dirigent un hôtel peu fréquenté. Profitant du sommeil de leurs clients elles  les délestent de leurs biens et jettent  leur corps dans le fleuve. Alors que la mère a de plus  en plus de doutes sur le bien fondé de leur  entreprise voilà que son fils perdu depuis des décennies revient. A tord ou à  raison il décide de ne pas se faire connaître comme sa progéniture.                 Avec Camus on rigole pas, et la règle se confirme. Le monde est injuste,  et l'histoire de méchantes aubergistes connu. Alors bof.         </description>
		<pubDate>Sat, 10 Feb 2007 12:37:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Moi, je préfère la rose.</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/moi-je-prefere-la-rose-58.html</link>
        <description>         Les fleurs bleues de Raymond Queneau.              Je dois avouer, que moi, les fleurs  bleues au départ ça me fait plutôt penser à un livre de K.Dick avec de la  drogue, de la psychose et d'autres trucs marrants. Là en l'occurrence, c'est  Queneau qui s'est drogué. C'est bourré de fautes d'orthographes, probablement  volontaire, d'anachronisme, et je parle même pas de la temporalité, l'un des  personnages, un duc, passera au fil du livre du moyen-âge à aujourd'hui.          Je serais tout aussi incapable de  fournir un thème central, cela va des révolutions et système judiciaire, aux peintures  préhistoriques.                  Les deux personnages centraux sont  assez étranges, l'un est donc duc, un duc de l'ancien temps comme on les aime. Prêt  botter le cul de la plèbe, et à rechigner  aux croisades. L'autre un euh, en fait l'autre ne fait rien à part boire et  vivre sur une péniche immobilisé. Les personnages étant l'un l'autre le rêve de  l'autre personnage. Sauf qu'ils finiront par se croiser, je n'ai aucune de  comment, ni de pourquoi mais c'est comme ça.                 Tout ça est plutôt sans queue ni tête,  et bon c'est plutôt rigolo il faut admettre. Mais bon c'est quand même un gros  n'importe quoi j'ai envie de dire. Et puis les chevaux qui parlent ça me fait  peur (une de mes plus grandes peurs étant de croiser un cheval carnivore, ce  qui heureusement n'existe pas, mais les chevaux qui parlent s'en rapproche).                 Bon, pour me faire pardonnez au cas où vous auriez aimé voici des jolies fleurs :                      </description>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2007 18:14:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Ding ! Dong !</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/ding-dong--57.html</link>
        <description>  Pour qui sonne le glas de  Ernest Hemingway             Les ponts moi j'aime. Ceux de la semaine car on à toujours  trop de boulot, et ceux des fleuves car j'aime pas me faire mouiller.  Hemingway, lui il les aime pas les ponts. En fait tout son livre c'est  l'histoire d'un type qui  veut détruire  un pont.       Je serais psychanalyste, en dehors  d'être renvoyé pour faute professionnelle, je dirais que ça cache  quelque chose, car les ponts c'est très connoté. Il y a plein de conoë qui  passe en dessous c'est tout dire.              Quoi qu'il en soit Robert Jordan est américain, et roule le  temps (désolé), nous voici  lors de la  guerre civile espagnole. Robert Jordan reçoit l'ordre de faire sauter un pont,  lorsque l'offensive sera lancée. En attendant -parce que c'est qu'à la toute  fin qu'on saura s'il fait exploser le pont ou non- il fait la connaissance des  guérilleros qui habitent le coin. Certains sont lâches, d'autres bêtes,  d'autres des femmes. Car, et oui, il trouvera aussi l'amour. Je  remarque que je devrais faire une belle  phrase dessus, et la copier-coller d"un billet   à l'autre je gagnerais un certain temps.             Donc, forcément quand on écrit un livre sur une guerre  anti-fasciste, c'est pas évident de dire « la guerre c'est mal ».  Cela dit, on reste quand même plus de point de vue là que du « Les  fascistes faut tous les buter. » Car justement, les républicains (et pour  être honnête surtout les communistes) on une large tendance aux exécutions  sommaires et autres tortures lorsqu'ils le peuvent. Enfin généralement les personnages  sont fascistes ou coco selon le village d'où ils viennent, leur comportement  étant plutôt semblable  Pour reprendre  ce que dit Robert en gros : « la guerre c'est nul, mais bon  des fois on à pas le choix ».                    Enfin pour avoir l'air moins bête si vous vous demandez d'où  vient le titre voici la citation de John Donne : «Nul homme n'est une  île complète en soi-même; chaque homme est un morceau de continent, une partie  du Tout... La mort d'un homme me diminue moi aussi, parce que je suis lié à  l'espèce humaine. Et par conséquent n'envoie pas demander pour qui sonne le  glas. Il sonne pour toi.»  </description>
		<pubDate>Tue, 06 Feb 2007 18:52:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>la quoi ?</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/la-quoi--56.html</link>
        <description>         Aquaforte  de K.J. Bishop                                        	  Fumer, au début, c'est pas bon. Ça pique les poumons et ça  	fait mal à la gorge.           Et bien ce livre c'est pareil, au début c'est pas facile,  mais après c'est bon. Mais en plus ça donne pas le cancer à la fin. Pourquoi  c'est pas facile ? Et bien au départ on se demande bien où on est. Une  sorte de post-apo ? de la fantasy ? une terre parallèle ? A la  fin on n'en sait pas beaucoup plus sur ce monde, mais on sent fou un peu alors.  Enfin  personnellement je le  rapprocherais de la Weird-Fantasy une appellation bancale au corpus assez  aléatoire (à part Perdido Street Station). On croise des  pistolets vieillots, une hache enchanté (enfin maudite plutôt), des  révolutions, et des marchands d'esclaves.                  Cela dit, je parle de haches et de pistolets mais c'est pas  vraiment de la bagarre, c'est plutôt de la mafia.. En essayant de faire  simple, à la suite d'une révolution qui à priori aurait mal tournée une  chirurgienne et un gentleman-truand s'enfuie d'une contrée désolée pour se  retrouver dans une grande ville, Escorionte.       Là on suivra plutôt le gentleman truand qui se mettra au  service d'un marchand d'esclave. Alors, notre truand deviendra surtout un  porte-flingue d'une sorte de Don Vito Corleone et trouvera (un peu) l'amour. Il  rencontrera aussi un prêtre (notre héros étant athée) avec lequel il aura de  nombreuses discutions théologiques assez amusante et sarcastique.             De la mafia, une fantasy sombre et peu présente, pour  être plus précis de la fantasy  qui se  révèle surtout comme un entremêlement de l'art et le réel  Bref, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va  se marrer.  Y a bien l'histoire d'amour  me direz-vous, et c'est vrai qu'entre les lobotomies médicales, et les guerres  créées de toute pièce pour la récolte d'esclave on en à bien besoin. Mais même  cette histoire n'est pas vraiment rose. La dulcinée, est une artiste, un sphinx  énigmatique dirons-nous, que le contact du truand va métamorphoser, et pas  forcément dans la bonne direction.             Pour un premier roman, c'est vraiment une grande réussite,  la décrépitude coule littéralement des pages et même si la violence est  présente de manière brutale, c'est surtout l'atmosphère de décombres présents,  futur, et passé d'un monde qui fait froid dans le dos ; je sais j'aurais du  mettre un pull.         </description>
		<pubDate>Mon, 05 Feb 2007 18:52:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Dans le train.</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/dans-le-train-53.html</link>
        <description>  Comme je prenais le train ce week-end je ne résiste pas à  vous raconter cette extraordinaire aventure qui m'étais arrivé y a,  fort longtemps alors que j'allais  a Paris. A cette époque l'on parlait de nouveau gang de far-west dans les  trains avec des gens attaquant les passagers. Or dans le couloir à peine  installé, j'ouïe des bruits qui aurait fait craindre le pire à un individu doté  d'un minimum de paranoïa. Mais ce qui allait arrivé était pire...      Des  gosses !  Pire que pire même ! Des mioches qui rentraient de colonie de vacances, des  chieurs quoi, toujours a gueuler comme s'ils avaient un bouton de volume-décibel  et qu'il était resté coincé. En tout cas je sors ostensiblement mes  « contes de la folie ordinaire » histoire qu'ils se rendent compte  que je suis sérieux moi, que j'ai d'autres choses a faire que d'écouter leur  papotage stupide et braillard.             J'ouvre une parenthèse à l'édification des  non-lecteurs-trainophiles, normalement quand vous lisez dans le train, il peut  être utile d'avoir un bouquin qui fasse classe, ainsi vous pouvez sortir le  fameux « Murggfff... » en haussant le sourcil pour montrer votre dédain  a vos wagongénères qui eux lisent du Marc Levi voir pire, de la  science-fiction !      Le top du top étant de lire du Fauklner voir mieux du  Joyce ! La nouvelle traduction avec son beau bleu tappant est l'idéal. De  plus si votre voisine de siège est plutôt jolie il existe une ruse imparable.  Prenez un crayon, et commencer à souligner des passage en murmurant des  « mmmm » très inspiré. Puis profité d'un brusque sursaut du train  pour malencontreusement brisé la mine de votre crayon, prenez un air de chien  battu en refermant rageusement le livre (des  fois qu'elle soit myope et qu'elle n'est pas vu que c'était du Joyce). Et  exclamez vous : « Flûte ! » ou « Diantre ! »   Puis « Excusez moi de vous importunez, mais j'étais en train (ha  ha !) de pourfendre cette hideuse nouvelle traduction, quand mon crayon,  bien maladroitement, me fit défaillance (ho ho !) Auriez vous par  hazard quelque crayon ou stylo qui puisse remplacer le mien (hi  hi !) ». La normallement la dame se dit que vous êtes bourré d'un  humour fin, mais en plus d'une intelligence digne d'Einstein, et que pour  refermer rageusement « Ulysse » il faut être très fort. Si dans le  pire des cas la jouvencelle demeure insensible a votre éloquence, vous pourrez  toujours admirer sa grâce pour chercher un crayon dans son bagage au dessus.      Mais revenons en à Bukowski qui lui faisait moins de chichi.             En l'occurrence je n'était pas entouré de donzelle  pourléchante, mais d'une horde de gosse baveux. J'entendis bien quelques  « Taisez-Vous le Monsieur il Lit » parole que j'autorisais et  avalisais, avec un geste d'une  grâce  majestueuse.             Le problème c'était la couv'                     «- Ouah l'autre il lit un bouquin de  cul !!!!       -Ouais, alors vos gueules sinon je peux bien me les  imaginer.  Vous avez pas du Marilyn Manson à écouter plutôt que me faire  chier ? »             La ils me fichent un peu la paix deux secondes, quand un  type qu'à dix ans de plus de vous, même s'il porte des lunettes, et qu'on  devine qu'il a pas fait de pompes depuis 10 ans vous dit de vous la fermer, ben  vous la fermer. Et Je sais que c'est pas très élégant, mais bon...      La un mioche glousse un peu puis demande        « Allez mec, c'est bien un bouquin porno quand même.      -Ouais mais si vous voulez du porno y a des boutiques a même  pas cent mètres de la gare de Lyon pour ça.      -Merde mec fait passé, y avait même pas une moeuf dans la  colo, même pour se branler on, avait que la vielle madame Mitchum en tête.      -Bah elle devait avoir de sacré Robert      -Hein ?      -Bon les gosses,   c'est pas pour vous. C'est pas les conneries et autres péripapétécies  d'Harry Potter que vous êtes censé lire ?      -Ouais, même que Benji il a écrit une histoire où Harry, et  ben il prend Hermione et alors...      -Ok !  Ok ! Je veux même pas savoir, écoutez les gosses, ça a rien de  franchement sexy en fait      -Allez on vois sa chatte a l'autre là ! ça raconte quoi  comme histoire      -En fait c'est plein de petites histoires, genre là c'est  une sorte de savant fou il crée une femme et puis bon il la baise, et puis il  se bourre la gueule quoi.      -Wah, ça a l'air cool t'en as une autre ?  -Ouais, la par exemple c'est un type qui arrive en ville il va au bar, et alors  il se bat, puis il baise une fille, ensuite, il se bourre la gueule ensuite il  se bat, puis il rebaise la fille et il se casse.      -Wah ! C'est qui qu'à écrit ça ?"             Ah ce moment là, j'hésite, genre « cas de  conscience » suis-je censé ouvrire des gosses à la littérature. Ou bien  dois je évité de les dévoyées en leur donnant a lire des livres pas vraiment de  leur âge. Heureusement pour moi ce cruel dilemme est résolu par un autre mioche  qui se pointe en criant :             « Hey les mecs, j'ai retrouvé le penthouse, c'est celui  où il y a la grosse qui se fait mettre une double pénétration !! »             Et là évidemment je perdais mon auditoire, comme d'habitude  les bd et autres illustrées ont dorénavant la prérogative.  </description>
		<pubDate>Sun, 04 Feb 2007 20:09:00 GMT</pubDate>
      </item><item>
        <title>Swan(n) Song</title>
        <link>http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/swann-song-52.html</link>
        <description>  Proust - Un amour de Swann      En guise de préambule, un magnifique extrait du livre en question :       L'année précédente, dans une soirée, [Swann] avait entendu une oeuvre musicale exécutée au piano et au violon. D'abord, il n'avait goûté que la qualité matérielle des sons sécrétés par les instruments. Et ç'avait déjà été un grand plaisir, quand au-dessous de la petite ligne du violon mince, résistante, dense et directrice, il avait vu tout d'un coup chercher à s'élever en un clapotement liquide, la masse de la partie de piano, multiforme, indivise, plane et entrechoquée comme la mauve agitation des flots que charme et bémolise le clair de lune. Mais à un moment donné, sans pouvoir nettement distinguer un contour, donner un nom à ce qui lui plaisait, charmé tout d'un coup, il avait cherché à recueillir la phrase ou l'harmonie - il ne savait lui-même - qui passait et qui lui avait ouvert plus largement l'ame, comme certaines odeurs de roses circulant dans l'air humide du soir ont la propriété de dilater nos narines. Peut-être est-ce parce qu'il ne savait pas la musique qu'il avait pu éprouver une impression aussi confuse, une de ces impressions qui sont peut-être pourtant les seules purement musicales, inétendues, entièrement originales, irréductibles à tout autre ordre d'impressions. Une impression de ce genre pendant un instant, est pour ainsi dire sine materia. Sans doute, les notes que nous entendons alors, tendent déjà, selon leur hauteur et leur quantité, à couvrir devant nos yeux des surfaces de dimensions variées, à tracer des arabesques, à nous donner des sensations de largeur, de ténuité, de stabilité, de caprice. Mais les notes sont évanouies avant que ces sensations soient assez formées en nous pour ne pas être submergées par celles qu'éveillent déjà les notes suivantes ou même simultanées. Et cette impression continuerait à envelopper de sa liquidité et de son fondu les motifs qui par instants en émergent, à peine discernables, pour plonger aussitôt et disparaître, connus seulement par le plaisir particulier qu'ils donnent, impossibles à décrire, à se rappeler, à nommer, ineffables - si la mémoire, comme un ouvrier qui travaille à établir des fondations durables au milieu des flots, en fabriquant pour nous des fac-similés de ces phrases fugitives, ne nous permettait de les comparer à celles qui leur succèdent et de les différencier. Ainsi à peine la sensation délicieuse que Swann avait ressentie était-elle expirée, que sa mémoire lui en avait fourni séance tenante une transcription sommaire et provisoire, mais sur laquelle il avait jeté les yeux tandis que le morceau continuait, si bien que quand la même impression était tout d'un coup revenue, elle n'était déjà plus insaisissable. Il s'en représentait l'étendue, les groupements symétriques, la graphie, la valeur expressive ; il avait devant lui cette chose qui n'est plus de la musique pure, qui est du dessin, de l'architecture, de la pensée, et qui permet de se rappeler la musique.      Impressionnant, n'est-ce pas ? Impressionnant de maîtrise, de clarté, de lucidité, de finesse, de poésie, bref, impressionnant. Et oui, tout le livre est comme ça. Non seulement Un amour de Swann, mais l'oeuvre dont est extrait ce livre : A la recherche du temps perdu, l'oeuvre cathédrale de Marcel Proust. Un énoooooorme bouquin, divisé lui-même en plusieurs volumes, dont Un amour de Swann n'est qu'un infime chapitre de rien du tout.      Loin de moi l'idée de recopier ici mes cours de français (qui n'intéressent selon toute vraisemblance qu'une infime minorité des individus étranges qui peuplent les classes prépa scientifiques) : ça risquerait d'ennuyer tout le monde.      Simplement quelques mots sur le génie proustien (n'ayons pas peur de l'affirmer haut et fort, Proust était bel et bien un génie. Pour avoir pondu des textes comme celui-là, il faut avoir été un génie, c'est indubitable.) Oui, donc, en quelques mots : ce qui frappe dès les premières lignes, chez Proust, ce sont ses phrases interminables, son style qui nous apparaît d'abord complètement biscornu, à nous misérables mortels dont la grammaire, réduite à sa plus simple expression, est aussi pauvre et étriquée qu'un vieux bouquet de fleurs fané et rabougri. Mais à y regarder de plus près, ce n'est pas biscornu, pas du tout, c'est tout simplement époustouflant de précision. C'est syntaxiquement irréprochable. Et par voie de conséquence, le plaisir que procure la lecture de Proust est proportionnel à la difficulté qu'on éprouve à le déchiffrer : difficulté dont l'auteur n'est pas responsable, puisque ses phrases sont parfaites, mais dont nous, lecteurs paresseux trop habitués aux phrases chocs et aux slogans lapidaires, ne sommes pas fichus de nous extirper. Ca fait donc d'autant plus plaisir quand on y arrive. cqfd.       A part ça, évidemment, c'est très beau, et évidemment, il ne se passe pas grand chose tout au long de ces 250 pages. Ou plutôt si, il s'y passe beaucoup de choses, mais tout est localisé dans la tête de Swann. Fans d'action, feux d'artifice et explosions partout, passez votre chemin. Là, il n'est question que de l'histoire d'amour (archi-ratée) entre Charles Swann et Odette de Crécy (quelle nouille celle-là, vraiment), de jalousie, de tourments et de passion (simulée ou non). C'est très sentimental tout ça, mais le plus intéressant reste cette capacité qu'a Proust à dépeindre les sentiments les plus complexes, les émotions les plus abstraites, des choses sur lesquelles il semble pourtant impossible de mettre des mots. Et bien lui, il y arrive. On ne sait pas vraiment comment, mais il y arrive.      Proust a également un don pour brosser des portraits extraordinairement fins et subtils de ses personnages : son analyse des comportements humains et la retranscription qu'il en donne font preuve d'une telle justesse que c'en est affolant. Son analyse de la musique aussi d'ailleurs est affolante de vérité (cf le passage retranscrit ci-dessus, mais ne croyez pas que ce soit le seul où il soit question de musique ou plus généralement, d'art.)      Un livre exigeant, d'une sensibilité extrême (à l'image de son auteur, à n'en pas douter), qui ne se laisse ni lire, ni comprendre avec facilité. Et c'est justement ce qui fait tout son charme, de même qu'un trésor a d'autant plus de valeur qu'il est enfoui plus profondément.      Proust, on aime ou on n'aime pas, c'est épidermique... mais qu'on ne vienne pas me dire que ses phrases sont atroces !   </description>
		<pubDate>Sat, 03 Feb 2007 23:11:00 GMT</pubDate>
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        <title>César (est une) hyène.</title>
        <link>http://all-your-book-belong-to-us.coin-lecture.com/cesar-est-une-hyene-51.html</link>
        <description>         Caligula de Albert Camus                    Il était une fois à Rome des jours où le soleil brillait, où  les légionnaires répondaient à des questions pour gagner des jetons au momentum.  Euh, non je crois que je confonds avec MonLégionnaire.com.          Mon billet étant particulièrement insignifiant aujourd'hui,  je me permets de plébeisciter  ce site,  qui n'est certes qu'un jeux de QCM à là « Question pour un champion ».  Mais le système pour passer les questions est assez addictif, et sans pour  autant prendre autant de temps qu'un WoW. En plus les questions sont posées par  les joueurs ce qui est plutôt sympa.                     Pour revenir au sujet, et bien,  au départ du règne de Caligula tout allait bien aussi, et puis son  amante de soeur mourut. C'est triste, déjà que perdre sa soeur, ou son amante c'est  pas sympa, mais cumulé les deux en même temps c'est des coups à se laisser  abattre. Alors le chagrin de Caligula fût grand, et il voulu l'impossible  (genre décrocher la lune, les gens sont peu originaux quand même). Et à partir  de là son pouvoir dégénéré commence. Brouh !                     Car comment obtenir l'impossible ? Je me souviens d'un  album des stroumpfs, où un stroumph cherchais à stroumpher la lune avec un filet  à papillon. Et bien là c'est pareil, c'est par  l'absurdité qu'il veut réussir, Caligula . Trancher des têtes au  hasard, faire faire du jogging aux sénateurs etc... D'ailleurs sur  Monlégionnaire.com, on peut aussi faire du jogging au sénateur, mais j'arrête là  sinon on va croire que j'ai des actions dedans.          Donc quand on à tout les pouvoirs, tout cela après tout, est  à porter de main.                     En gros, dans cette pièce, Camus nous présente cet autocrate  romain fou, mais pas tant que ça. Car ce qu'il veut c'est la vérité quand même,  dénué de toute morale. Et révélé là vérité aux autres faut-il tuer père et  fils.                     Une pièce sombre donc. Oui, je sais, j'aurais du allumer la lumière pour la lire alors.                     A propos de pouvoir qui rend fou, je rémercie le chef de coin-lecture grâce à qui on peut maintenant changer la taille des mots. Car plus les maux sont grand, plus leur abscence est agréable.                </description>
		<pubDate>Thu, 01 Feb 2007 19:19:00 GMT</pubDate>
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